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F... comme foule

 

Faits

La leçon des faits n'instruit pas l'homme prisonnier d'une croyance ou d'une formule. (Hier et demain)

Famille

Certes, bien des différences séparent les sociétés modernes des sociétés antiques, mais une des plus profondes est, je crois, celle-ci : L'homme des anciens âges avait une religion, un foyer, une famille. L'homme des temps modernes n'a plus ni religion ni foyer, et c'est à peine s'il lui reste une famille. (L'Homme et les sociétés)

Le mariage n'est plus guère maintenant qu'une association d'intérêts entre gens qui ne se connaissent pas, et qui, lorsqu'ils se connaissent, en arrivent trop souvent à se détester cordialement, jusqu'au jour où la nécessité les oblige à reconnaître qu'il est plus sage de se supporter. Soustraits à l'influence de la famille par le collège ou les professions industrielles, les enfants deviennent des étrangers pour les parents, et ne les considèrent bientôt que comme des sortes de banquiers donnés par la nature. (L'Homme et les sociétés)

Fatalité

L'homme supérieur sait utiliser la fatalité, comme le marin utilise le vent, quelle que soit sa direction. (Aphorismes du temps présent)

Fécondité

Tout peuple qui se développe avec excès devient fatalement envahisseur et destructeur des peuples dont la fécondité est moindre. (Hier et demain)

Femme(s)

Dominer ou être dominée, il n'y a, pour l'âme féminine, d'autre alternative. (Aphorismes du temps présent)

La femme ne pardonne pas à l'homme de deviner ce qu'elle pense à travers ce qu'elle dit. (Aphorismes du temps présent)

Une société qui laisserait les femmes s'occuper des affaires publiques serait vouée à une désorganisation aussi rapide que profonde. (L'Homme et les sociétés)

Créées pour la vie intérieure et les occupations du foyer – toujours bien vide sans leur présence –, elles n'en doivent pas sortir. (L'Homme et les sociétés)

Foi

On ne triomphe pas d'une foi vive avec des armes matérielles, mais seulement en lui opposant une foi plus forte. (Hier et demain)

Un peuple ayant foi en la victoire ne ressent ni la faim ni la misère. Sa résistance morale s'écroule le jour précis ou il commence à douter du succès. (Hier et demain)

Les adeptes de sectes politiques diverses : nihilistes, francs-maçons, socialistes, etc., sont des êtres religieux ayant perdu d'anciennes croyances, mais ne pouvant se passer d'une foi pour orienter leurs pensées. (Hier et demain)

Formules

On élèverait une pyramide plus haute que celle du vieux Kheops avec les seuls ossements des victimes de la puissance des mots et des formules. (Psychologie des foules)

Le contenu mystique de certaines formules leur donne un pouvoir magique redoutable. Des milliers d'hommes se firent tuer pour des paroles qu'ils ne pouvaient comprendre et qui étaient dépourvues de sens rationnel. (Aphorismes du temps présent)

Foules

La foule est un troupeau qui ne saurait se passer de maître. (Psychologie des foules)

L'opinion des foules tend à devenir le régulateur suprême de la politique. (Psychologie des foules)

Quand l'édifice d'une civilisation est vermoulu, les foules en amènent l'écroulement. (Psychologie des foules)

On n'arrive à comprendre la philosophie de l'histoire qu'après voir bien pénétré ce point fondamental de la psychologie des foules : il faut être un dieu pour elles ou n'être rien. (Psychologie des foules)

Céder une fois à la foule, c'est lui donner conscience de sa force et se condamner à lui céder toujours. (Aphorismes du temps présent)

Les foules n'écoutent guère que les démagogues flattant servilement leurs instincts. (La Psychologie politique et la défense sociale)

La foule représente un être amorphe, qui ne peut rien et ne veut rien sans une tête pour la conduire. Elle dépasse bien vite ensuite l'impulsion reçue, mais ne la crée jamais. (La Révolution française et le psychologie des révolutions)

France

Jean de Saulx, vicomte de Chavanne, disait déjà sous Charles IX que la France, invincible quand elle reste unie, est le pays où l'on sait toujours pourvoir aux affaires alors qu'elles semblent désespérées. (Hier et demain)

Fraternité

Les malheureux se sentent toujours frères. (L'Homme et les sociétés)

Si la Société des Nations cherchait une inscription pour orner le fronton de son palais, je lui recommanderais volontiers celle-ci : «  Toutes les guerres modernes sont aussi ruineuses pour le vainqueur que pour le vaincu  ». Si l'inscription semblait trop courte, on la complèterait en ajoutant : «  C'est sur tous les peuples que retomberont, désormais, les frais d'une guerre entreprise par l'un d'eux. Ils ont donc intérêt direct à s'associer pour empêcher de nouveaux conflits » . Répéter aux hommes de s'aimer les uns les autres est un conseil que les peuples ne pratiquèrent jamais. « Aidez-vous les uns les autres dans votre propre intérêt » est une maxime qui pourrait transformer le monde si elle descendait dans les cœurs après avoir converti les esprits. (Le Déséquilibre du monde)

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